Phare aéronautique de Saint Martin du Tertre

Situé sur les hauteurs de Saint Martin du Tertre, ce phare faisait parti d’un dispositif aéronautique de l’entre-deux guerres : l’époque 1925-1930 fut capitale pour les débuts de l’aviation commerciale. En effet au sortir de la première guerre mondiale, l’aviation se retrouve privée de sa finalité stratégique, beaucoup de pilotes sont disponibles et l’on va donc repenser l’utilisation de l’avion à des fins civiles.

Avec cette nouvelle approche, les phares aéronautiques servaient donc de repères de navigation aérienne à vue, de nuit ou par temps brumeux.

En France, ils furent, dans un premier temps, destinés à l’Aéropostale et aux premières lignes aériennes régulières (Londres-Paris). Ancêtres des moyens de radionavigation actuels, ils étaient allumés peu de temps avant le passage de l’avion, par un habitant local (instituteur, garde-champêtre, meunier) qui en recevait la demande par la Poste ou Télégramme.

St Exupéry explique dans son oeuvre, Vol de nuit, combien les aviateurs ont risqué leur vie pour accomplir leur mission. Ces phares aéronautiques constituaient la dernière main tendue vers ces pilotes.

Les phares de Saint Martin et de Villethierry sont positionnés sur l’axe nord-sud et servaient au jalonnement (cf. explication plus bas).

Description

Ils étaient composés d’un pylône en ciment, haut de 7 à 11 m, d’une plateforme accueillant une source de lumière alimentée par acétylène, ou par néon / électricité comme celui de Saint-Martin. L’éclat de cette lumière était entrecoupée suivant le type de phare, transmettant ainsi un code morse permettant au pilote d’identifier sa localisation mais aussi la direction.

On distingue trois types de phares :

  • les phares de grandes navigations (ou phares de balisages) scintillaient d’éclats blancs et confirmaient une direction aux pilotes le long de leurs parcours parsemé de points lumineux. Parmi eux, le phare de la Tour Eiffel, du Mont Valérien et du Mont Cindré,
  • les phares de repérages (ou phares de rappels) permettant aux avions en vols de repérer les aérodromes. De couleur blanche et à éclipse, la portée était de 40 km. Le scintillement, entrecoupé d’extinctions, transmettait une lettre en morse, indicatif de l’aérodrome en question,
  • les phares de jalonnements étaient situés à proximité de petites localités le long des voies aériennes majeures. D’une portée allant jusqu’à 50 km, l’allumage était assuré par un habitant local. Le phare était de couleur rouge et alimenté au néon pour permettre au pilote de mieux les apercevoir par mauvaise visibilité.

Leur utilisation prit fin avec la 2ème guerre mondiale et peu d’entre eux subsistent encore.
Pour certains, des associations cherchent à les rénover. Le phare de Baziège, village à l’Est de Toulouse, est le premier à être inscrit au titre des Monuments Historiques de France.
Quand à celui de Saint Martin du tertre, il est laissé à l’abandon. Nous pouvons nous poser la question pourquoi malheureusement ce patrimoine aéronautique régional n’est pas valorisé.

 

Remerciements à Gérard Mauvais pour sa contribution.

Rédaction : SenoN.Org
Sources : Wikipédia &  Gérard Mauvais
Crédit Photos : Gérard Mauvais & SenoN.Org


2 réflexions au sujet de « Phare aéronautique de Saint Martin du Tertre »

  1. Bonjour Monsieur, merci pour cet article sur les phares, je travaille actuellement sur les phares aéronautiques du sud et plus particulièrement sur celui de Sète. Pourriez-vous ‘il vous plait me dire les origines de la carte que vous présentez et la datation. En effet il est cité le phare de Frontignan et d’Agde et pas celui de Sète. Merci d’avance de votre aide, cordialement, Gustave Brugidou.

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