PERSONNALITES

A

  • Pierre ABELARD
    (1079-1142)
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    Pierre Abélard fut d’abord chanoine de la cathédrale de Sens, et il fonda des monastères de religieuses, et en particulier du Paraclet (en Champagne), ou il fut enseveli avec son épouse. »
    À 39 ans, Pierre Abélard tombe amoureux d’une de ses étudiantes à Paris, Héloïse, âgée de 17 ans. Ils se marient en Bretagne mais l’oncle d’Héloïse, qui est contre ce mariage, mutile Abélard. Héloïse rentrera dans un couvent et deviendra plus tard l’abbesse du Paraclet.
    Il est resté célèbre pour cette histoire d’amour avec Héloïse et pour leurs lettres échangées.

    Pierre Abélard était théologien, philosophe et compositeur français. Il a été un des principaux acteurs du renouveau des arts du langage au début du 12ème siècle. Après son entrée en religion, ses travaux de théologien ont suscité la condamnation pour hérésie par les autorités ecclésiastiques (concile de Soissons, 1121 ; concile de Sens, 1140).


  • Jean d’AILLEBOUST
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    Médecin calviniste, de la faculté de médecine de Paris, originaire d’Autun. Il exerça à Auxerre, puis à Sens, auteur de plusieurs traités de médecine il fut le premier médecin de Henri III. C’est le fils de Pierre d’Ailleboust, médecin de François Ier

  • Paul d’ALBERT de LUYNES
    (1703-1788)
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    Cardinal-archevêque de Sens, membre de l’Académie française et de l’Académie des sciences.
    Ami du Dauphin Louis-Ferdinand, qu’il assiste dans ses derniers moments en 1765.

  • ALEXANDRE III
    (1105-1181)
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    Pape, Alexandre III fuit la guerre et doit se réfugier en France à partir de 1162. Au mois d’octobre 1163, il arrive à Sens, où il reste jusqu’au 23 novembre 1165. 

  • Jacques Alexandre François ALLIX de VAUX
    (1768-1836) 
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    Général de brigade, il chassa les Autrichiens et les Cosaques de la forêt de Fontainebleau le 18 février 1814 puis, le 26, il défend Sens, ce qui lui valut d’être promu divisionnaire le 17 mars 1814.

  • Etienne ARDIN
    (1840-1911)
    Né à Clairvaux les Lacs (Jura) le 26 décembre 1840.
    Ancien aumônier du château de Versailles, l’abbé Ardin dut son élévation à l’épiscopat grâce à la fréquentation des milieux politiques de l’époque. Il est nommé évêque d’Oran en 1880.
    Évêque de La Rochelle de mars 1884 à 1892. Nettement républicain, il n’en fut pas moins en butte à la politique anticléricale qui s’accentuait alors. Il soutint la politique de ralliement de Léon XIII, et obtint d’être transféré à l’archevêché de Sens en juillet 1892.
    On lui doit la restauration du pavillon du Palais des Archevêques. Ceci explique la présence du chiffre AAA à plusieurs endroits du bâtiment. Ces A signifient aussi Archevêché.
    Il est mort à Sens le 21 novembre 1911.

B

  • Thomas BECKET
    (1117-1170)
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    Cet archevêque de Cantorbéry était en désaccord avec le roi d’Angleterre Henri II ; il est alors obligé de se réfugier en France en 1164. A son arrivée, il rencontre Alexandre III à Sens avant de s’installer à l’abbaye de Pontigny jusqu’en 1166. Par la suite, il s’installe à l’abbaye Saint-Colombe jusqu’en 1170. Juste après son retour en Angleterre, il se fait assassiné.
    Article Yonne Républicaine du 24 septembre 2016
  • Nicolas BELLOCIER
    Natif de Sens, bourgeois de Paris, il se mit en rapport avec Mademoiselle de Marsangy, lui offrit son concours, et ensemble ils résolurent de fonder, à Sens, un hôpital et maison de charité pour les pauvres filles orphelines de la ville et des faubourgs, nées en légilime mariage, abandonnées de leurs parents, et sans moyens pour subsister : l’hospice des orphelines sur l’ile d’Yonne.
  • Emmanuel BERRY
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    Photographe, né à Sens en 1971.
  • Lazare BERTRAND 
    Il devient Maire de Sens à partir de janvier 1936. Ancien combattant de la Grande Guerre, Croix de Feu, c’est un candidat anti-Front populaire aux élections législatives de 1936. 
    En 1940, dans le cadre de la Révolution nationale qu’il entreprend, Pétain entend anéantir les institutions de la IIIème République et établir un régime autoritaire. Une loi du 16 novembre 1940 décide que les conseillers municipaux et les maires seront désormais nommés dans les communes de plus de vingt mille habitants : on entreprend la chasse aux francs-maçons, aux communistes et aux juifs. Un arrêté ministériel du 29 mars 1941 confirme Lazare Bertrand dans ses fonctions de maire. Pendant les trois années qui suivent, L. Bertrand est donc le maire vichyste de Sens.
    Mais les choses ne sont pas aussi simples. Patriote, il se montre hostile à la collaboration avec l’Allemagne nazie et entre en contact avec les résistants du mouvement Ceux de la Libération. Le 14 juin 1944 il est arrêté comme otage par les autorités allemandes et déporté au camp de Neuengamme.
    A son retour de déportation en mai 1945, la municipalité en place lui propose de reprendre son ancien poste. Cette situation politique est très originale, car dans la quasi-totalité des municipalités, les maires désignés par Vichy furent révoqués et frappés d’indignité nationale. Pourtant, Lazare Bertrand ne souhaita pas reprendre sa fonction de maire.
    Il meurt le 16 septembre 1959 dans un accident de voiture.
  • René BINET
    (1866-1911)
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    Architecte et peintre. Réalisation de la maison Cravoisier à Sens (Henri Cravoisier 1884-1952 , député maire de Melun ?) .
    • Germain BOFFRAND 
      (1667-1754)
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      Architecte et ingénieur ayant reconstruit deux ponts à Sens en 1739-1742.

  • Louise Anne de BOURBON 
    (1695-1758)
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    Dite « Mademoiselle de Sens », fille de Louis III de Bourbon-Condé et de Louise Françoise de Bourbon. Elle resta célibataire, préférant mener une vie libre, et même passablement dissolue. Peu soucieuse de cela et désireuse de jouer un rôle politique, elle détourna son cousin Louis XV de ses devoirs conjugaux et chercha à le pourvoir en maîtresses, si bien que le comte d’Argenson l’appela « la maquerelle royale ».
  • Eudes IV de BOURGOGNE
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    Né en 1295, décédé le 3 avril 1349 à Sens.
    Duc de Bourgogne.
  • Richard de BOURGOGNE, dit le Justicier
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    Né en 858, inhumé à Sens en 921, au cimetière de l’Abbaye de Sainte-Colombe.
  • Louis Antoine FAUVELET de BOURRIENNE
    (1769-1834)
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    Né à Sens, il fut élevé à l’École de Brienne en Champagne avec Napoléon Bonaparte et s’y lia avec lui d’une étroite amitié (1785). Ils sont nés tous les deux en 1769.
    Lorsque Napoleon fut nommé général en chef de l’Armée d’Italie, Bourrienne fut appelé près de lui et devint son secrétaire intime ; mais au bout de quelques années il fut disgracié.
    Bourrienne rédigea le texte du traité de Campo-Formio, le 18 octobre 1797, mettant fin, pour un temps, à la guerre franco-autrichienne. Pendant la campagne d’Égypte, il fut le secrétaire particulier du Général avant d’être celui du Premier Consul à Paris.
    En 1804, Napoléon le nomma à Hambourg. En 1814, il se rallie aux Bourbons ; il fut d’abord préfet de police, puis ministre d’état. La révolution de juillet 1830 et la perte de sa fortune, qui en fut la suite, égarèrent sa raison.
    L’actuel boulevard du Quatorze-Juillet, s’appelait auparavant cours Bourrienne.
    Fauvelet de Bourrienne habitait au 12 rue de l’Écrivain.

  • Robert BRASILLACH
    (1909-1945)
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    Ecrivain et journaliste, fusillé à la Libération pour faits de collaboration, élève au lycée de Sens.

  • BRENNUS
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    Ce chef gaulois est parti avec ses guerriers en Italie au 4ème siècle avant JC où ils mirent à genoux Rome.


  • Aristide BRUANT
    (1851-1925)
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    Chansonnier et écrivain, élève au lycée de Sens.

C

  • Jules CASE
    (1854-1931)
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    Romancier, journaliste et critique littéraire, né à Sens.

  • Victor Scipion Charles Auguste de la GARDE de CHAMBONAS
    (1750-1830)
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    Militaire, maire de Sens au début de la Révolution, maréchal de camp le 1er mars 1791, il est Ministre des Affaires étrangères du 17 juin au 23 juillet 1792 dans le Gouvernement Louis XVI. Après le 10 août 1792, il émigre à Londres où il exerce le métier d’orfèvre, est poursuivi pour dettes de jeu et condamné à la prison. Revenu en France en 1814, il meurt en 1830 à Paris. 

  • Édouard CHARTON
    (1807-1890)
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    Publiciste et homme politique, né à Sens.

  • Jacques CLEMENT
    (1567-1589)
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    Jacques CLEMENT était originaire de Serbonnes. Moine dominicain du couvent des Jacobins de Sens, et fanatique, il prend le parti de la Ligue catholique. Le 1er août 1589, il assassine Henri III à Saint Cloud, où le roi commande le siège de la capitale. Le roi était alors alors excommunié par le pape et donc, aux yeux de Jacques CLEMENT, ennemi du catholicisme. De nombreux catholiques assimilaient alors ce roi à un tyran.
    Le moine est tué par les gardes et son corps subi post-mortem le châtiment réservé aux régicides : l’écartèlement ; son cadavre a été incinéré, afin que ses os ne soient pas vénérés comme des reliques.
    Ce fut le 1er régicide volontaire qui va précéder celui de Ravaillac

  • Clément VI
    (1291-1352)
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    Archevêque de Sens sous le nom de Pierre Roger, avant de devenir pape.

  • Lucien CORNET
    (1865-1922)
    Maire de Sens (1885-1922), député puis sénateur de l’Yonne.

  • Jean COUSIN l’Ancien
    (1490 – 1560)
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    Peintre, artisan-verrier, dessinateur, graveur, géomètre, auteur de Eva Prima Pandora et de certains vitraux de la Cathédrale de Sens.
    Grande figure de l’art de la renaissance, son oeuvre est souvent confondue avec celle de son fils : longtemps, les historiens ont cru qu’il n’y avait qu’un seul Jean-Cousin.

  • Jean COUSIN le Jeune
    (1522 ? – 1594 ?)
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    Peintre qui a notamment réalisé des vitraux pour la cathédrale et pour le château de Fleurigny.

  • René COUSIN
    (1921- 2012)
    Ce Poète sénonais se consacrait à l’écriture de ses poèmes et de sa correspondance avec des grands hommes des arts et lettres : Carco, Cocteau, Rostand, etc.
    Habitait rue Lepeltier-de-Saint-Fargeau, au milieu des années 1990.

  • Michel CREMADES
    (1955)
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    Cet acteur et comédien habite régulièrement à Sens.

  • Pierre de CUGNIERES (ou Cuignières), alias Jean du Cognot
    (1297-1345)
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    Conseiller du roi Philippe VI de Valois, il participa à l’Assemblée de Vincennes (1329), au cours de laquelle il défendit les droits du roi contre la puissance ecclésiastique.
    Les droits de l’Église furent défendus par Pierre Roger, évêque d’Arras avant de devenir archevêque de Sens puis pape sous le nom de Clément VI.
    Même s’il n’était pas originaire de Sens, il reste de cette histoire une minuscule tête sculptée le représentant. Elle est enserrée dans une pilasse à l’intérieur de la cathédrale. Une coutume locale dit : « Qui l’a vu est venu, celui qui ne l’a pas vu n’est pas venu. « 

D

  • Jacques-Louis DAVID
    (1748-1825)
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    Le peintre réalise le tableau « Jupiter et Antiope », une de ses premières œuvres de jeunesse, en 1771, à Sens où l’artiste a vécu. La toile est inventoriée aux musée de Sens depuis 1896.

  • Jacques DAVY du PERRON
    (1556-1618)
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    Cardinal-archevêque de Sens, ayant obtenu d’Henri IV sa conversion au catholicisme.
  • Jacques Charles DUBOIS de THIMVILLE
    (1762-1847)
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    Le baron Jacques-Charles Dubois est né à Reux le 27 novembre 1762. Général des armées de la République et de l’Empire, il a été blessé à Waterloo, après avoir pris une part glorieuse aux batailles napoléoniennes. Il est mort à Sens le 14 janvier 1847.

  • Jacques Charles René Achille DUCHESNE
    (1837–1918)
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    Jacques Charles René Achille Duchesne était un général français du 19ème siècle. Né à Sens le 3 mars 1837; entra à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1855, en sorti comme lieutenant en 1861.
    Il était le fils de Achille Duchesne notaire et de Marie Anne Charlotte Rosalie Sergent.
    Servi à la Légion étrangère en 1876 et lieutenant-colonel en 1882.
    Fut détaché au corps de Formose (ancien nom de Taiwan) comme commissaire de la Marine en 1885 puis comme commandant des troupes du-dit corps qui débarquèrent sous le commandement de Amédée Courbet.
    Il fut membre du Conseil supérieur de Guerre.
    Descendant de Napoléon, par alliance.

  • Victor DUFLOT
    Directeur de l’école de garçons à Villeneuve-sur-Yonne, Victor Duflot remarque le talent du jeune Emile Peynot. Il le soutient dans ses études jusqu’à l’école des Beaux-arts. Amateur d’art éclairé et grand collectionneur, il devient ensuite conservateur du Musées de Sens. 

  • Antoine DUPRAT
    (1463-1535)
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    Cardinal-archevêque de Sens, chancelier de France.

  • Nicolas DURAND de VILLEGAGNON
    (1510-1571)
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Le chevalier Nicolas Durand de Villegagnon, gouverneur de la ville de Sens entre 1567 et 1571, fut surtout le navigateur à l’origine de l’établissement d’une colonie dans la baie de Rio en 1555, qui devait le point de départ de la « France Antarctique« . De cette utopie aventurière, une ile à conservée le nom de l’explorateur : ilha Villegaignon, lieu d’exercice de la marine Brésilienne. Cette histoire à inspiré Christophe Rufin dans son romain « Rouge Brésil« .


F

  • Saturnin FABRE
    (1884-1961)
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    Charles Saturnin Joseph Hubert Fabre est né la 4 avril 1884 à Sens (ses parents habitaient 42 place Thénard). Il a commencé sa carrière en 1911, d’abord dans le cinéma muet, puis a joué dans près de 80 films et 30 pièces de théâtre.
    Il est décédé en 1961 à Montgeron (Essonne).
    Connu pour sa forte personnalité, il fut un des plus singuliers seconds rôles du cinéma français d’avant-guerre et d’après-guerre. Il occupe l’écran d’une manière tellement prodigieuse qu’il fait oublier les navets, pourtant nombreux, auxquels il participe. On se souviendra en particulier de sa formidable voix saccadée, et de sa diction parfaite.
    Sa réplique la plus célèbre, il l’adresse à Bernard Blier, son neveu dans le film Marie-Martine d’Albert Valentin : « Tiens ta bougie droite ! », lui dit-il régulièrement. On raconte qu’à la troisième reprise de la repartie, c’est le public qui répondait.
  • Maurice FELTIN
    (1883-1975)
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    Cardinal-archevêque de Paris, précédemment archevêque de Sens (1932-1935).

  • Charles-Henri FENEL
    (1665-1727)
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    Charles-Henri Fenel prêtre, historien et érudit français, né à Sens le 30 août 1665 et mort le 7 février 1727.


  • Jean-Basile-Pascal FENEL de DARGNY
    (1694-1753)
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    Chanoine de la cathédrale de Sens, érudit, membre associé de l’Académie des inscriptions et belles-lettres.

  • Louis Ferdinand de France
    (1729-1765)
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    Dauphin de France, il est l’aîné des fils du roi Louis XV.
    Louis Ferdinand a épousé le 9 février 1747, Marie-Josèphe de Saxe, fille de Frédéric Auguste, électeur de Saxe et roi de Pologne. Couple très uni, ils eurent huit enfants dont trois furent les derniers rois de France : Louis XVI, Louix XVIII et Charles X.
    Atteint de la tuberculose, il mourut le 20 décembre 1765 et souhaita être inhumé  dans la cathédrale de Sens. Marie-Josèphe fut atteinte du même mal et fut enterrée aussi à Sens avec son époux.



G

  • Auguste Pierre Walbourg GEMEAU 
    (1790-1868)
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    Militaire français qui a participé aux campagnes napoléoniennes. Décédé à Sens.

  • Géraldine GIRAUD
    (1968-2004)
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    Née le 17 mai 1968 à Sensétait une actrice française aussi connue sous son nom de scène de Géraldine Gassler.
    Morte le 1er novembre 2004 à Villeneuve-sur-Yonne.

  • Jules GUICHARD
    (1827-1896)
    Fils de Victor Guichard. 
    Né le 10 décembre 1827 à Soucy, Jules Guichard fut sénateur de l’Yonne de 1885 à 1896.
    Il fut président de la Compagnie du Canal de Suez de décembre 1894 à juillet 1896 après la démission de son partenaire, Ferdinand de Lesseps. Il résida 11 ans en Egypte où il était chargé de la mise en valeur de la partie du désert bordant le canal. De cette période, il garda une profonde passion pour l’Egypte.  
    Il décède le 17 juillet 1896, à l’âge de 69 ans, dans sa propriété de Forges en Seine-et-Marne. Il est inhumé au cimetière de Sens dans un tombeau.

  • Victor GUICHARD
    (1803-1884)
    Député de l’Yonne.
    Opposé au gouvernement de Louis-Philippe.
    Opposé au gouvernement du prince-président. Expulsé lors du coup d’Etat du 2 décembre 1851.
    Il soutient les divers ministères républicains, et particulièrement le ministère Gambetta.
    La bibliothèque populaire de Sens fondée en 1872 avait été encouragée et soutenue par les dons et la protection de Victor Guichard.

  • Guillaume aux Blanches Mains
    (1135-1202)
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    Archevêque de Sens de 1169 à 1176. Il accorda des privilèges à la cité de Villeneuve-l’Archevêque qui venait d’être fondée et organisa le rétablissement des règles qui s’étaient relâchées dans certains monastères.

  • Louis-Henri de GONDRIN de MONTESPAN
    (1620-1674
    )
    Louis-Henri de Gondrin de Montespan était archevêque de Sens. Il s’était violemment opposé à la liaison de sa nièce par alliance, Madame de Montespan, et du roi Louis XIV. En 1668, il la gifla à la Cour. Le roi ordonna à l’archevêque de retourner à Sens. Mais celui-ci menaça Louis XIV et « sa Montespan » d’excommunication ». Pensant que le roi allait le faire arrêter, il fit dresser son lit dans la cathédrale.


H

  • Hugues de HENO
    1er maire de Sens sous Philippe Auguste.

  • Pati HILL
    (1921-2014)
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    Pati Hill était artiste, mannequin et écrivain. Elle est née en 1921 dans le Kentucky et résidait à Sens.
    Tout d’abord journaliste et mannequin, elle vient à Paris en 1948 pour présenter une collection de vêtements américains. Elle s’établit en France où elle collabore au magazine littéraire Paris Review. À New York, elle rencontre le jeune galeriste Paul Bianchini, qu’elle épousera. Elle achete une maison à Cerisiers dans les années 60. Au cours des années 1970, elle est en contact avec le milieu du Pop-Art et s’intéresse à la photocopie comme médium artistique. Charles Eames lui offre un copieur de 400 kg, elle effectue diverses expériences. En 1994, Pati Hill et son mari ouvrent deux galeries consacrées au Copy-Art, une à Paris et une à Sens, toutes deux baptisées Galerie Toner. À la mort de son mari en 2000, Pati Hill ferme ses galeries.
    Décédée le vendredi 19 septembre 2014, à Sens, et inhumée le jeudi 25 septembre, à Joigny.
  • Philippe HODOARD
    (1437-1537)
    Fondateur d’un collège « pour les jeunes et petits enffans estudiant en la ville de Sens », rue de la Parchimerie (rue Thénard), en face de la chapelle des Célestins.

  • Augusta HURE
    (1870-1952)
    Augusta_Hure
    Née à Sens, Augusta Hure a d’abord exercé la profession de modiste avant de devenir, en 1920, conservateur des musées de Sens. C’est la 1ère femme nommée à ce poste, en France. Elle assurera cette fonction, à titre bénévole jusqu’à sa mort.

J

  • Mellon de JOLLY
    (1795-1872)
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    Archevêque de Sens.
  • Jean-Claude JOSSEY
    (1749-?)

    Né le 4 octobre 1749 à Sens (Yonne)

    Après des études au collège de Sens, il quitte la ville en 1767, afin de passer une licence en lois.
    Revient à Sens (Yonne), en 1772.

    Nommé par les maréchaux de France, secrétaire-greffier au Point d’Honneur au bailliage de Sens (juridiction établie par des édits en 1693, 1694, 1704 et 1771 pour juger les différends entre les gentilshommes et les officiers).
    Reçu à la Connétablie, 23 novembre 1772 et devant le lieutenant-général du bailliage, il prête serment au Roi.
    Elu officier municipal à Sens, 15 novembre 1790, il prête serment de fidélité à la Nation, à la Loi et au Roi.
    Membre du bureau municipal de Sens, 21 novembre 1791.
    Unique officier pour recevoir les actes de l’Etat-civil, 8 décembre 1791.
    Officier municipal notable, il prête à nouveau serment, 9 avril 1793, fabricien syndic de la paroisse Saint-Etienne.
    Titulaire d’un certificat de civisme, 22 juin 1794, il est promu administrateur du département de l’Yonne.
    Il se fait oublier pendant la Grande Terreur et reparaît avec le Directoire.
    D’abord exclu à la suite de la loi de ventôse an III qui réduit le nombre des administrateurs, il est renommé administrateur du département de l’Yonne, 15 germinal an III (4 avril 1795)
    Réélu officier municipal, 17 brumaire an IV (8 novembre 1795) jusqu’au 8 brumaire an VI (29 octobre 1797).
    Il signe le mémoire de défense de l’Administration municipale et démissionne de ses fonctions d’officier public.
    Il demeure attaché à la partie de l’administration générale, chargée des secours publics, des certificats de résidence, de la police administrative.
    Elu juge de paix de la section de l’Ouest, 20 avril 1798 (renouvellement de l’administration municipale), il prête serment de « haine à la royauté et à l’anarchie, d’attachement et fidélité à la République et à la Constitution de l’an III ».
    Entre au Conseil municipal de Sens lors de la réorganisation des conseillers municipaux (17 février 1800), il prête serment de fidélité à la Constitution de l’an VIII puis est élu président.
    Il reste conseiller municipal jusqu’en 1811.
    Conseiller général de Sens par arrêté du Premier consul, en remplacement de Benoît-Lamoth démissionnaire.
    Nommé au Conseil d’arrondissement, 21 avril 1814, par le baron d’Ulm, gouverneur général de l’Aube et de l’Yonne.
    Membre du bureau du collège de Sens par arrêté préfectoral, du 11 avril 1814 jusqu’à février 1816.
    Renommé au Conseil municipal de la ville de Sens, par ordonnance royale, il prête serment de fidélité au Roi, 8 mars 1815 puis toujours au Conseil, il prête serment de fidélité aux Constitutions de l’Empire et à l’Empereur, 14 avril 1815.
    Au retour de Louis XVIII, il signe l’adresse au Roi. Archevêque de Sens.


    Avant de mourir, il lègue à la ville de Sens une somme de 12.000 livres dont les intérêts doivent être employés annuellement à marier une fille pauvre, sage et vertueuse (Rosière de Sens).
    « Couronnées de roses  » ces jeunes rosières se distinguaient par leur conduite irréprochable, leur vertu, leur piété et leur modestie. Cette coutume datant du 5ème siècle, Jean Claude JOSSEY la remet au goût du jour à Sens.

    [texte extrait et modifié du site LES AMIS DU PATRIMOINE NAPOLEONIEN]

L

  • Jean LACERNA
    (1901-1967)
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    Jean Larcena est un poète et un aquarelliste français, né à Sens le 10 mars 1901 et mort à Paris le 29 janvier 1967.
    A publié, dès son adolescence, des poèmes, d’abord inspirés de ses maîtres. Il s’affranchit ensuite des modèles et affirme son propre style. L’inspiration catholique est très présente tout au long de sa production. Ses vers sont agréables et techniquement fort bien élaborés. A majoritairement publié ses œuvres à compte d’auteur, la plupart éditées « aux dépens de l’auteur et de ses amis » (en règle générale dans de jolies éditions in-12 et in-8 sur velin ou chiffon, limitées à 200 exemplaires). La ville de Sens, où il est né, est souvent présente, notamment au travers de jolies évocations de la cathédrale de cette ville. « Musique de Seine« , consacré à l’évocation des quais de Seine à Paris, a récemment (2006) été réédité par son descendant Vincent Larcena de Ribier (fac-similé de l’édition originale, augmentée d’aquarelles des quais de Paris par l’auteur). La musicalité simple et modeste, attachante, des vers de Jean Larcena mérite d’être redécouverte. De facture classique, cette poésie s’inscrit dans la plus pure tradition française, avec un souffle et un ton qui sont restés constants. Mineur peut être, poète oui, à coup sûr.




  • Langlois de SEZANNE (Claude Louis Langlois)
    (1757-1845?)
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    Peintre de portraits et pastelliste français, professeur de dessin au collège de Sens de 1795 à 1838.

  • Jean-Joseph LANGUET de GERGY
    (1677-1753)
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    Archevêque de Sens, membre de l’Académie française, décédé à Sens.

  • Savinien LAPOINTE
    (1811-1893)
    Né à Sens le 28 février 1811, mort à Soucy en 1893, cordonnier de son état, Savinien Lapointe fut l’un des plus célèbres ouvriers poètes des années 1840. C’est à lui que les journaux ouvriers et démocratiques ouvrirent le plus leurs colonnes. Ce fut aussi l’un des poètes les plus talentueux de cette pléiade populaire. Il fut en relation très suivie avec Beranger. Eugène Sue et Georges Sand furent de ceux qui louèrent son oeuvre.
    Combattant de 1830, des journées de juin 1832 et peut-être d’avril 1834, il chanta les héros de février 1848. Il se présenta sans succès à la constituante en avril 1848, en même temps que Benoit Voisin. Par la suite il rallia l’Empire et devint bonapartiste. Il se retira dans l’Yonne à la suite d’un accident où il mourut quelques années plus tard.

  • Louis LEFORT
    Né le 29 septembre 1810, rue du Plat d’étain à Sens. Marié avec Lucile Louise Rosalie Montegu. Architecte. Inspecteur des édifices diocésains de Sens à partir de 1849. Décédé le 30 août 1878, 3 rue du faubourg Saint Didier à Sens.

  • Lucien LEFORT
    (1850-1916)
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    Architecte, né à Sens. Fils de Louis LEFORT.
    Maitre d’oeuvre du marché couvert, il a fait un clin d’œil à Lefort père, en reproduisant les losanges de la toiture du Palais synodal réalisée par ce dernier.
    Il a aussi conçu le théatre de Sens.

  • Étienne-Charles de LOMENIE de BRIENNE
    (1727-1794)
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    Cardinal-archevêque de Sens, membre de l’Académie française, il était le ministre des Finances (contrôleur général) de Louis XVI. Il devient évêque constitutionnel du département de l’Yonne en 1791.
    Alors qu’il vient d’être arrêté à cause de la suspicion des révolutionnaires sur son passé, il meurt la nuit même à Sens. Il sera enterré à la basilique Saint Savinien (plaque à l’entrée de l’édifice).

  • Louis IX de France
    (1214-1270)
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    Dit Saint Louis, roi de France, marié le 27 mai 1234, en la cathédrale de Sens, à Marguerite de Provence.

M

  • Philippe de MARIGNY
    (1260-1316)
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    Fils de Philippe de Marigny, seigneur d’Ecouis, et de sa deuxième femme. Il est le demi-frère d’Enguerrand et le frère de Jean de Marigny. Il est secrétaire du roi et membre du conseil privé du roi Philippe IV avant de rentrer dans les ordres. En 1306, il devient évêque de Cambrai jusqu’en juin 1309, quand Philippe le Bel le nomme archevêque de Sens. Il du attendre avril 1310 pour une reconnaissance du pape Clément V. Chargé du procès des Templiers, il envoie au bucher 54 frères Templiers jugés relaps le 10 mai 1310 devant l’abbaye Saint-Antoine de Paris. Les hauts dignitaires passent ensuite devant une commission apostolique dont il fait partie. Le 18 mars 1314, Jacques de Molay est brûlé sur le bucher.

  • Stéphane MALLARME
    (1842-1898)
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    Passa une partie de son enfance à Sens, où son père Numa était conservateur des hypothèques. Il fit ses études au lycée impérial de Sens (devenu le collège Mallarmé), de 1856 à 1860, et fit sa première communion dans cette ville en 1858. Il y exerça son premier métier, surnuméraire chez un receveur de l’Enregistrement, à partir de la fin de l’année 1860.

    Les Libéra de Presles habitaient au 54 Grande rue, dont les enfants avaient pour gouvernante une jeune Allemande, Maria Gerhard. En 1862, le poète Stéphane Mallarmé, qui venait de finir ses études au Lycée de Sens, la rencontre et en tombe amoureux. Il déambulait dans la Grande Rue, regardant la fenêtre « où Marie passe la tête quand j’erre dans la Grande Rue ». Il l’épouse à Londres le 10 août 1863 et fait valider son mariage à Sens l’année suivante.
  • Marguerite de Provence
    (1221-1295)
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    Mariée le 27 mai 1234 à Louis IX de France puis couronnée et sacrée reine de France en la cathédrale de Sens.

  • Colonel MATHIS
    Commandant du 89RI de Sens. Fondateur et chef d’un réseau de résistance durant la 2ème guerre mondiale.
    La ville de Sens a inauguré récemment un rond point à son nom.

  • Camille MATIGNON
    (1867-1934)
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    Camille Matignon était un chimiste français. Il est né à Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes le 3 janvier 1867 et mort le 18 mars 1934.

    Issu de milieu modeste, il intègre l’Ecole Normale Supérieure en 1896, après avoir été encouragé par ses maîtres, notamment ceux de l’Ecole des frères de la Doctrine Chrétienne de Sens.
    Il est recruté en qualité de préparateur de Marcellin Berthelot au Collège de France qu’il ne quittera plus jusqu’à son décès.
    Il devint maître de conférences de chimie minérale à la Faculté des sciences de Paris, puis titulaire de la chaire de chimie minérale au Collège de France de 1908 à 1934.
    Il est élu à l’Académie des sciences le 1er février 1917
    Ses études et recherches porteront successivement sur les uréides, la thermochimie, la formation d’hydrocarbures gazeux, les composés azotés et les terres rares.
    Il s’efforcera très tôt dans sa carrière de contribuer aux applications concrètes de ses travaux au bénéfice du développement économique, industriel et social de la France. Il contribuera à la notoriété de la chimie française en participant à la création avant de présider la Société de Chimie Industrielle.
    • Président de la Société Archéologique de Sens en 1932.
    • Officier de la Légion d’Honneur.
  • Étienne MIMARD
    (1862-1944)
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    Armurier, co-fondateur de la Manufacture Française d’Armes et Cycles de Saint-Étienne, devenue Manufrance, né à Sens.
  • Jean de MONTAIGU
    (1349-1415)
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    Archevêque de Sens, chancelier de France. Tué à la bataille d’Azincourt.

  • Jean de MONTPEZAT de CARBON
    (1606-1685)
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    Evêque de Béziers, archevêque de Toulouse puis archevêque de Sens.

 


O

  • Odoranne de Sens
    (vers 985-vers 1046)
    Moine du monastère de Saint-Pierre-le-Vif à Sens, chroniqueur et « historien », compositeur, sculpteur, mécanicien, orfèvre. En 1022, suite à des désaccords, il doit faire retraite à l’abbaye de Saint-Denis. En 1023, il revient à Sens. En 1028, la reine Constance et le roi Robert lui commandent un reliquaire pour les restes de Saint-Savinien et de Saint-Potentien.

P

  • Gaston PERROT
    Né le 28 septembre 1898 à Sens.
    Minotier de profession. 
    Maire de Sens et député. 

  • Victor PETIT
    (1818-1871)
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    Dessinateur d’architecture, lithographe et écrivain.

  • Emile PEYNOT
    (1850-1932)
    Wikipedia 
    Statuaire sénonais né à Villeneuve-sur-Yonne, Emile Peynot fait l’école des Beaux-arts à Paris et obtient le prix de Rome en 1880. Il fait une carrière longue et féconde, tant dans la région (monument Paul Bert à Auxerre, monument aux morts de Sens et du fronton de Caisse d’épargne de Sens) qu’à travers la France (monument à la République à Lyon…) et même en Argentine où il réalise six œuvres à Buenos Aires.

  • Paul-Antoine PICQUET
    (1880-1963)
    Grand chirurgien, Paul Picquet a travaillé dans les hôpitaux de Sens, Montereau et Villeneuve-sur-Yonne. Il est à l’origine de l’ancienne clinique située au 11 boulevard du Mail. Après y avoir passé près d’un siècle, la clinique a déménagé en août 2008, à Sainte-Béate.

    Né à Sens le 12 mars 1880, Paul Picquet a fait ses études secondaires au lycée sénonais. Il s’oriente vers une carrière médicale et s’inscrit à la faculté de médecine de Paris. Il est âgé de 25 ans lorsqu’il devient docteur en médecine et qu’il est considéré comme  ancien interne des hôpitaux de Paris.

    Le 26 septembre 1905, le jeune docteur est marié à Marie-Thérèse Chalmeau par le maire de Sens de l’époque, Lucien Cornet. Quelque temps après, il devient chirurgien de l’hôpital tout en exerçant à son domicile à titre libéral. Il sera successivement chirurgien des hôpitaux de Sens, de Montereau et de Villeneuve-sur-Yonne. 

    Malgré son emploi du temps déjà chargé, il crée sa clinique, boulevard du Mail, en 1913, dans un ancien pensionnat, avec tous les équipements modernes de l’époque : salle d’opération, salles de soins, cabinet médical, cuisines et un nombre important de chambres pour les malades. L’établissement a alors une capacité d’accueil de 90 patients, soit 15 chambres pouvant accueillir six patients chacune. Alors que la Première Guerre mondiale éclate, il est mobilisé en tant que médecin-chef de l’hôpital auxiliaire n° 16 de Sens. Il assure cette fonction de 1914 à 1917.

    Durant le conflit, il publie de nombreux travaux scientifiques, notamment sur la rupture de l’artère fémorale par un coup de feu, sur la gangrène de la jambe et du pied, sur l’amputation de cuisse et sur l’appareil à extension continue pour fracture de l’humérus.

    Il est finalement démobilisé en janvier 1918. L’année suivante, il est nommé chirurgien consultant régional. Dans les années 1920, le docteur Picquet s’associe avec le docteur Potiron et, plus tard, avec le docteur Bonnecaze.

    En 1941, il devient le premier président du conseil de l’ordre des médecins de l’Yonne. Il décède en 1963. Ce n’est qu’un an après sa disparition que la clinique prendra son nom. 

    [Extrait de l’Yonne Républicaine – Audrey Cordova – 11/08/2013]

  • Edme-Jean PIGAL
    (1798-1872)
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    Peintre de genre, dessinateur, graveur et lithographe. Pigal est surtout connu pour les amusantes caricatures, les scènes de mœurs populaires, ridiculisant l’hypocrisie de la bougeoisie et la « vulgarité » des classes ouvrières. Ses sujets préférés étaient les gamins des rues de Paris, les domestiques, les cochers, les concierges, et les vieux garçons.
    Il a passé ses dernières années comme professeur d’art au Lycée de Sens. Décédé à Sens.

  • Alfred PRIEUR
    (1903-1985)
    Né à Villeneuve sur Yonne en 1903, Alfred Prieur s’installe à Sens en achetant en 1937 un garage cours Chambonas (actuellement Yonne Copie). Mobilisé en 1939 pour fabriquer des obus anti-aériens (ancienne usine Mors), il entre dans le même temps dans la résistance pour les renseignements et les filières d’évasion. Arrêté en 1943 par les Allemands, il est d’abord emprisonné en France avant d’être déporté à Buchenwald, Dora et Parchim. Libéré en mai 1945 par les soviétiques, il reprend la responsabilité de son garage de Sens.
    Sportif dans l’âme, il obtient des prix très honorables dans des courses automobiles. Très engagé, il occupe également des fonctions de conseiller municipal et général à Sens.
    Décédé en 1985, une plaque commémorative existe cours Chambonas. La rue Alfred Prieur, dans le quartier Sainte-Béate, a été inauguré par la municipalité le samedi 22 octobre 2011. 

  • Maurice PROU
    (1861-1930)
    Wikipedia 
    Historien né à Sens, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, directeur de l’Ecole des chartes, président de la Société archéologique de Sens.

R

  • Gaston RAMON
    (1886-1963)
    Wikipedia 
    Vétérinaire et biologiste, membre de l’Académie de médecine et de l’Académie des sciences, directeur de l’Institut Pasteur, élève à Sens où ses parents étaient boulangers.
    Gaston Ramon a découvert les vaccins contre le tétanos et la diphtérie, entre 1921 et 1927. L’hôpital de Sens porte son nom et à l’intérieur une plaque commémorative lui rend hommage. 

  • Elisabeth ROSSEL
    (1765-1829)
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    Connu sous le nom de chevalier de Rossel, c’est un astronome et contre-amiral français des XVIIIe et XIXe siècles et un personnage important de la communauté scientifique de son époque.

S

  • Louis-Étienne SAINT-DENIS
    (1788-1856)
    Wikipedia 
    Surnommé Ali, il fut le dernier Mamelouk, au service de de Napoleon 1er.
    Il est né à Versaille en 1788 : fils d’Etienne, piqueur aux écuries Royales, et de Marie Louise Notté (fille d’un officier des cuisines Royales).
    Il entre dans les équipages de la maison de l’Empereur en 1806 et passe aux services intérieurs comme second mamelouk en 1811. C’est alors qu’on lui donnera ce surnom d’Ali qu’avait porté, avant lui, un des mamelouks de la Garde. 
    Des « Cent jours » à Sainte-Hélène, il ne quittera plus l’Empereur. Tour à tour copiste, bibliothécaire, valet de chambre, infirmier, intendant des biens de l’Empereur dont il établira l’inventaire et dont il assurera la conservation et la garde. 
    Il épouse Mary Hall à Sainte-Hélène en 1819.
    Il sera décoré de la Légion d’Honneur.
    Au retour de Sainte-Hélène, il s’établira à Sens où il écrira des mémoires avec une étonnante exactitude.
    En 1855, il donne à la ville de Sens le chapeau porté par Napoléon lors de la bataille de Waterloo en 1815 et sa redingote portée lors de sa captivité à Sainte-Hélène (habit de colonel des chasseurs à cheval de la garde impériale).
    Il est mort en 1856 à Sens. Il repose dans l’allée centrale du cimetière.


  • Tristan de SALAZAR
    (vers 1431-1518)
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    Archevêque de Sens de 1475 à sa mort.

    L’archevêque Tristan de Salazar consacra en 1516 un autel à ses parents : Jean de Salazar, compagnon de Jeanne d’Arc, et Marguerite de la Tremoille, dame de Saint-Fargeau. Tristan de Salazar avait, lui, été fiancé à 14 ans avec Marie de la Lande. Vue l’indissolubilité du lien créé par le mariage, bien que rentré dans les ordres, Tristan de Salazar garda toujours auprès de lui celle qu’on appelait Madame l’archevêque.



  • Jean-Baptiste SALGUES
    (1760-1830)
    Né à Sens, proviseur et professeur d’éloquence au collège de Sens, auteur de « Des erreurs et des préjugés répandus dans la société  » (1re édition 1810-1813), il a été rédacteur au Mercure.
  • Henri SANGLIER
    (1085-1142)

    Naissance dans le Poitou, selon l’encyclopédie Gallia Christiana.

    Les origines d’Henri Sanglier varient en fonction des sources. Selon l’encyclopédie Gallia Christiana, il serait issu de la famille des Boiroques, dans le Poitou, aurait passé sa jeunesse à la cour du roi et aurait été élu archevêque sur recommandation de ce dernier. Un manuscrit de la Bibliothèque nationale indique qu’il serait le fils de Simon Sanglier.

    D’autres textes affirment qu’il aurait été recommendé. « Il semble bien qu’Henri Sanglier ait dû son élévation au siège de Sens aux étroites relations qui unissaient sa famille aux Garlande », selon Jacques Henriet, dans son ouvrage « À l’aube de l’architecture gothique ». Plus précisément grâce à Étienne de Garlande, personnage puissant, à la fois homme d’église et homme politique, considéré comme « un second souverain ». 

    Une chose sur laquelle plusieurs auteurs se retrouvent : Henri Sanglier, au début de son ministère, n’a pas été un modèle. Il a d’abord mené « une vie dissolue dans le luxe et le faste ». Il s’est assagi au contact de Bernard, abbé de Clairvaux et futur saint, qui lui a rédigé « une règle de vie épiscopale », note le chanoine Grossier, dans un bulletin de la société archéologique de Sens. Il est ainsi devenu « plus humble et plus respectueux de la hiérarchie de l’Église », favorisant « le développement de la vie monacale ».

    Henri Sanglier est connu pour avoir ordonné la construction de la cathédrale Saint-Étienne, vers 1130, en lieu et place de la basilique du 10ème siècle. 
    C’est lui qui fit appel à l’architecte Guillaume de Sens, qui proposa la croisée d’ogives. Du coup, l’édifice est considéré comme la première des cathédrales gothiques.

    Jacques Henriet estime que « ce personnage complexe et de caractère difficile fut mêlé de près aux événements qui agitèrent l’église et le royaume durant la seconde partie du règne de Louis XI et les premières années de celui de Louis VII ».
    En 1140, il préside au concile de Sens, au cours duquel Bernard, abbé de Clairvaux, met en accusation le théologien Abélard. 

    Selon 
    le chanoine Grossier, « Ce grand prélat mourut en janvier 1142 ». Certaines sources estiment qu’Henri Sanglier est mort en 1144. Le chroniqueur Clarius, un contemporain, écrit qu’on entendit la nuit qui suivit sa mort des voix célestes dans le faubourg et dans la ville. Illusion sans doute, mais illusion qui prouve l’estime et l’admiration des Sénonais pour leur pasteur. » 

    [Extrait de l’Yonne Républicaine – Olivier Richard – 28/07/2013]

  • Savinien de Sens
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    Au 3ème siècle. Il fut envoyé de Rome vers les Gaules avec ses compagnons Potentien et Altin. 
    Il vécut à Sens où il convertit de nombreux païens. Il serait le fondateur de l’église Saint-Pierre-le-Vif de Sens.
    De Sens, les compagnons de Savinien se rendirent dans de nombreuses villes des Gaules (Troyes, Orléans, Chartres, Paris, etc.). 
    La tradition fait de Savinien le premier évêque de Sens, décapité à la hache sur l’actuel emplacement de la basilique Saint-Savinien.

 


T

  • Charles Hardouin TARBE
    Charles Hardouin Tarbé et son épouse Anne Dubec eurent 14 enfants dont Pierre Hardouin Tarbé, qui épousa, en 1752 Catherine Colombe Pigalle. Tous deux eurent à leur tour 15 enfants, dont 11 survécurent. Parmi eux, Louis Hardouin Tarbé (ministre des finances de Louis XVI), Sébastien André Tarbé (maire de Melun) et Théodore Tarbé (historien et imprimeur).
  • Sébastien-André TARBE des SABLONS 
    (1762-1838)
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    Sébastien-André Tarbé des Sablons, né à Sens le 19 septembre 1762 et mort à Paris le 17 mai 1838, est un avocat, imprimeur-libraire et administrateur français, auteur d’un Manuel pratique et élémentaire des poids et mesuresqui fut constamment réédité pendant près de cinquante ans et qui contribua beaucoup à populariser le système métrique.
    Fils de l’imprimeur-libraire Pierre Hardouin Tarbé2, frère puîné de Louis Hardouin Tarbé et de Charles Tarbé, il devient avocat au parlement de Paris et rédacteur, à la suite de son père, de l’Almanach historique de la ville, diocèse et bailliage de Sens. En 1790, il s’établit imprimeur à Melun et lance le Journal du département de Seine-et-Marne. En 1792, il est élu maire de Melun. Jeté en prison pour avoir hébergé Adrien Duport recherché par les autorités révolutionnaires, il ne doit son salut qu’à la chute de Robespierre. À partir de 1804, il occupe divers postes dans l’administration des finances. Sa femme, Michelle-Catherine-Joséphine Guespereau, s’est fait connaître par ses romans moraux.
  • Louis Jacques THENARD
    (1777-1857)
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    Baron, chimiste, député de l’Yonne, pair de France, chancelier de l’Université de France, membre de l’Académie des sciences, il fut élève du collège de Sens. La ville de Sens lui éleva une statue en 1861, sur la place Drapès. Elle a été ensuite déposée en 1942 pour être fondue. Son socle est maintenant placé au bas du cours Tarbé. Un collège privé a porté son nom.

  • Pierre TOINOT
    (1926-1978)
    Créateur du Cercle nautique dans les années 1960, Pierre Toinot a lancé la natation et promu les activités nautiques à Sens. Né à Sens en 1926, Pierre Toinot se distingue très jeune par ses capacités sportives.

    Après ses études secondaires, il intègre l’école nationale d’éducation physique de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) en 1944. Son diplôme en poche, et la coupe en brosse, il est nommé professeur d’éducation physique au lycée Mallarmé de Sens, en 1950. Il y fera toute sa carrière.

    Au moment de l’ouverture de la piscine découverte, en 1966, Pierre Toinot crée le Cercle nautique de Sens. Il prend en main les jeunes, s’occupe de stages de formation. À la même époque, il crée le comité de l’Yonne de natation et participe à la création du comité régional.

    En 1968, Pierre Toinot tombe malade et doit s’éloigner des bassins. Il prend de nouvelles responsabilités, devenant conseiller technique régional de natation. Il s’occupait de tous les clubs et de la conformité des piscines, y compris dans les colonies de vacances, parcourant toute la Bourgogne avec sa femme Arlette.

    Au milieu des années 1970, la piscine municipale est déjà insuffisante pour la natation sportive. La construction d’un nouveau bassin couvert est envisagée. Il faudra attendre une quinzaine d’années pour que le projet se réalise. Pierre Toinot n’aura pas le temps de voir la nouvelle piscine. Il décède en 1978.

    Sans lui, Sens n’aurait probablement pas la tradition d’eau qu’on lui connaît. Ni le palmarès. Voilà pourquoi, en 1997, le conseil municipal a décidé de baptiser la nouvelle piscine « centre nautique Pierre Toinot ».

    En plus de la natation, il s’est aussi beaucoup occupé de voile et de volley. Il pratiquait avec ses élèves au sein du club local de voile où il était secrétaire.

    [Extrait de l’Yonne Républicaine – Olivier Richard – 14/08/2013]
  • Hugues de TOUCY
    (1142-1168)
    Archevêque de Sens. Fondateur de Villeneuve-l’Archevêque en 1163, en association avec le comte de Champagne Hugues le Libéral. Cette comune est traversée par la voie romaine de Sens à Troyes, aujourdhui recouverte par l’actuelle route N60.

 


V

  • Les dames VERMIGLIO
    Article rédigé par Christelle J. (11/11/2011)
    Couturières et sans descendance, leur fortune a été léguée à la ville de Sens dans les années 1930, afin de fonder un institut destiné aux femmes âgées restées seules.
    La maison de retraite située dans la rue qui porte leur nom date ainsi de cette époque.

  • Benoit VOISIN
    (1817-1879)
    Cordonnier et journaliste.
    Après l’abdication de Louis-Philippe et la proclamation de la république, le 24 février 1848, il devient adjoint au maire de Sens. Il se présente ensuite aux élections législatives en proposant des réformes à caractère sociales et populaires. Battu et déçu du résultat, il démissionne en mai 1848 de son poste d’adjoint au maire.
    Après plusieurs échecs aux éléctions suivantes, il continue son activité de journaliste, comme chroniqueur de Sens dans L’Union républicaine d’Auxerre où il exprime son anticléricalisme. En 1850, il est l’objet de poursuites judiciaires en tant que président du comité de Sens de la Solidarité républicaine : bien que condamné à six mois de prison et 100 francs d’amende en première instance, il est acquitté en appel à Troyes.

    Après le coup d’État bonapartiste du 1er décembre 1851, il est arrêté à cause de ses opinions politiques républicaines et fait partie des 26 642 personnes jetées en prison en décembre 1851 et janvier 1852. Jugé par la commission départementale de l’Yonne, chargée de régler le sort des « individus compromis dans les mouvements insurrectionnels », il fait partie des 9 530 détenus qui en France sont condamnés à la déportation en Algérie. Avec sa première femme et sa fille Hélène, il est donc expatrié en Afrique du Nord, où il s’installe comme cordonnier à Bône et où décède son épouse.

    A la faveur d’une amnistie, il revient en France en 1859, s’installe à nouveau à Sens et se marie avec la soeur de sa 1ère femme.
    Il envoie des articles au journal radical La Liberté, puis à L’Yonne, pour plaider le rapprochement des bourgeois de gauche et des ouvriers afin de consolider la république et d’éloigner tout retour à la dictature. Il termine sa vie à Sens, dans sa demeure située au n° 43 de la rue Thénard.  
  • Julien-Marin-Paul VUITRY
    (1786-1879)
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    Fils d’un avocat et procureur au Parlement de Paris, il entra à l’École des ponts et chaussées, et devint ingénieur dans l’Yonne où il se fixa. Partisan de la révolution de juillet 1830, il fut député du 4e collège de l’Yonne (Sens) de 1834 à 1848.
    Il prit place dans la majorité ministérielle, parla sur les routes et sur les caisses d’épargne, fut rapporteur du budget du ministère du Commerce et des Travaux publics en 1839, du budget en 1841, des lois sur le droit d’enregistrement et sur la taxe des lettres, et vota pour le ministère Molé, pour la dotation du duc de Nemours, contre les incompatibilités, pour l’indemnité Pritchard.
    Maire de Sens, membre du conseil général de l’Yonne depuis 1841, qu’il préside de 1843 à 1847, membre du conseil général de l’agriculture, il rentra dans la vie privée à la révolution de 1848.
    Il est le père d’Adolphe Vuitry et le beau-père de Hugues-Iéna Darcy. Sa sœur épousa Claude Bellaigue



    Art & Littérature



L’intérieur de la cathédrale en 1874 par Jean-Baptiste-Camille Corot

Victor Hugo passe à Sens en 1839. Il décrira la cathédrale, « comme la religion de l’âme puissamment combinée avec la philosophie des faits ».

Dans le roman de Ken Follett, les Piliers de la Terre, un des personnages principaux, Philip, prieur de Kingsbridge, se rend à l’abbaye de Sainte-Colombe de Sens pour y rencontrer Thomas Becket.

Dans le roman de Gustave Flaubert, L’éducation sentimentale, une scène se déroule dans le collège Mallarmé, chapitre 2.

Roman d’Alain Lefévre, La fiancée de l’ange ou les possédés de Sens .

L’histoire du chevalier Nicolas Durant de Villagnon à inspiré Jean-Christophe Rufin dans son roman Rouge Brésil. Adapté à la télévision en 2012.

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